Google vient d’annoncer une optimisation qui marque une étape décisive dans l’évolution de son moteur de recherche : « Google search, plus your world ». Désormais, les résultats d’une requête Google prendront en compte le contenu issu des réseaux sociaux, le but étant de personnaliser la recherche de l’internaute (thèse officielle) et d’assurer l’hégémonie de Google + (thèse officieuse) …

En cherchant à rattraper son retard dans le domaine des réseaux sociaux, Google s’éloigne de plus en plus de l’objectif qu’il s’était fixé, à savoir « organiser l’information mondiale et la rendre universellement accessible ». Comme le fait remarquer le rédacteur en chef de l’atlantic Alexis Madrigal, il s’agissait à l’origine d’organiser l’information mondiale, et non l’information de Google. Je vous propose la traduction de quelques passages de sa réaction sur le site theatlantic.com.

« Ce qui peut être bon pour Google search ne l’est peut être pas pour Google Plus, et vice versa. En essayant de maximiser deux technologies potentielles, Google pourrait bien mettre à mal son outil de recherche principal.»

« Ce nouveau service, dénommé Google search plus your world, révèle à la fois la puissance de l’intégration d’un réseau social avec un moteur de recherche et la difficulté rencontrée par Google pour exécuter ces deux tâches à la fois.»

Si Alexis Madrigal voit dans cette optimisation une confusion des genres qui pourrait remettre en cause la pertinence du moteur de recherche, Le journaliste John Battelle la perçoit comme une véritable tragédie pour le web : « it sucks for the web ». J’adhère parfaitement à son opinion, exprimée dans un billet dont le titre annonce la couleur : « search, plus your world, as long as it’s your world »

Traduction d’un extrait: « La réticence de Facebook et Google à partager un bien public, dès lors qu’elle se situe à l’intersection de la recherche et de l’interaction sociale, est corrosive pour les tissus conjonctifs de notre culture commune.»

John Battelle a raison de parler de « culture commune ». C’est bien de cela qu’il s’agit. Que reste-t’il du web collaboratif si les recherches que l’on y entreprend aboutissent sur des résultats qui ne concernent que notre petit cercle d’amis ?

A mon sens, rechercher une information implique précisément d’oublier l’autosatisfaction, le nombrilisme, les amis des amis, voire même son propre vécu, et ce dans le but de s’enrichir d’expériences nouvelles.

 

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